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L'interprétation en droit administratif :
Elle a une grande importance dans l'application du droit administratif.
Quand il y a, par exemple, un délai de recours de trois mois,
comment doit-on le comprendre ? Si une décision est prononcée
le 9 avril, le délai court jusqu'au 9 juillet. En droit administratif,
il y a la nécessité de laisser une latitude de jugement à l'administration
dans l'application du droit, c'est l'interprétation. Ce raisonnement
intervient à tout moment. Cette question se pose le plus souvent
dans l'examen de la validité matérielle d'une décision. Le traitement
du principe de la légalité est fondamental. Quand on parle de
" logements supplémentaires ", on parle d'une surface d'habitat
supplémentaire, nouvelle. Lorsque la loi emploie l'indicatif,
c'est normalement un devoir. En droit administratif, l'interprétation
est éclatée, elle est faite par une multitude de fonctionnaires.
Cela peut poser des problèmes. C'est là qu'on peut dégager l'importance
des ordonnances administratives interprétatives qui permettent
de garder une unité et une égalité de traitement. L'autre garde-fou
est la hiérarchie des juridictions administratives.
Il existe une pluralité des méthodes interprétatives (littérale,
téléologique, systématique, historique surtout si une loi est
récente). Le Tribunal fédéral ne fait pas de hiérarchie mais en
pratique, il y a quand même des différences. En matière de lacune,
on a la lacune proprement dite. Le législateur n'a pas réglé un
point qui doit être réglé impérativement pour appliquer une loi,
sinon, il y a un déni de justice. Le silence qualifié intervient
quand le législateur n'a rien dit parce qu'il n'a rien voulu dire,
on voit cela dans des propositions rejetées, dans l'interprétation.
La lacune improprement dite est un défaut de la loi. La théorie
pure et dure dit que dans ce cas, il n'y a pas de lacune proprement
dite et qu'on doit appliquer la loi. Cela va trop loin. En pratique,
il y a une frange : l'inconséquence manifeste du législateur qui
s'il avait vu le problème, y aurait répondu.

Droit Administratif
: objet du cours
L'administration
Schéma
classique de l'activité de l'administration
Les
sources du droit administratif
L'interprétation
La séparation
des pouvoirs classique
Le principe
de légalité
Légalité
et autres principes constitutionnels
L'activité
de l'Etat
La juridiction
administrative genevoise
La
position des décisions par rapport aux autres actes
Le
contentieux de droit administratif
Les
procédures non contentieuses
La procédure
administrative
Les
décisions complexes
La validité
des décisions
La
modification de la décision
Les
concessions
L'aménagement
du territoire
La garantie de propriété
Expropriation
formelle et expropriation matérielle

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