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Légalité et autres principes constitutionnels :
La validité de la norme :
- Un but d'intérêt public. On dit parfois qu'il doit être prépondérant
par rapport aux intérêts privés. Il peut y avoir une confusion
avec la proportionnalité.
- La proportionnalité :
> Apte à atteindre le but visé.
> Mesure nécessaire (subsidiarité).
> Au sens stricte, pesée des intérêts privés et publics.
- L'égalité de traitement dans la loi, elle ne doit pas faire
de distinction dans des situations égales.
- Le sens et le but (pas arbitraire). Une disposition doit reposer
sur des motifs sérieux et objectifs.
Pour protéger les intérêts des particuliers, il se peut de devoir
avoir une densité normative moindre.
L'application de la norme :
L'intégration : Il y a un recoupement entre la légalité
(ce que dit une norme) et un principe constitutionnel. C'est le
cas quand l'intérêt public est expressément mentionné dans les
conditions d'application d'une disposition légale. En examinant
la légalité, on examine aussi l'intérêt public. On retrouve ça
avec la proportionnalité (ex : art. 137 al. 2 et 3 LCI). Le fait
de fixer un maximum dans la loi est l'expression du principe de
proportionnalité. Dans l'art. 9 LDTR on retrouve l'ordre public
et la proportionnalité, on tient compte d'autres intérêts publics
pour déroger à l'intérêt public de base. Il y a des exemples avec
la bonne foi (art. 47 LPA). On a aussi une intégration de l'arbitraire
qui est une violation qualifiée d'une loi. Il y a une difficulté
: si des éléments sont déjà traités dans la légalité, on ne sait
pas ou les placer. Dans de tels cas, il faut traiter toute la
légalité et redire qu'il y a une violation dans tel ou tel principe
constitutionnel.
La complémentarité : On a une latitude de jugement ou une
liberté d'appréciation donnée par la loi mais limitée par des
principes constitutionnels. Dans la pesée d'intérêts, ces principes
jouent aussi. On peut ainsi comparer un l'intérêt public (souvent
il y en a plusieurs) avec un intérêt privé, la proportionnalité,
l'égalité de traitement... Dans la pesée globale, il y a une harmonisation
de tous les principes. La légalité s'estompe dans l'administration
de prestation. Ces principes constitutionnels servent dans l'applicabilité
du droit administratif dans le temps (ex : pour la rétroactivité,
le changement de pratique...).
La contradiction : Le principe de base est le respecte
de la loi. Il y a 3 circonstances pour y déroger :
- La bonne foi. Une autorité compétente donne une information
dont l'illégalité n'est pas évidente et un particulier s'y conforme
dans son comportement, s'il n'y a pas de changement de législation
entre-temps, on doit respecter l'information. L'intérêt public
peut venir en renfort à la légalité (exception à l'exception).
- Il n'y a pas d'égalité dans l'illégalité. Un administré est
dans une même situation que d'autres et la pratique de l'administration
pour cette situation est illégale. Si l'autorité n'a aucune intention
de revenir à la légalité, on peut l'appliquer. L'exception à l'exception
intervient en cas d'intérêt public prépondérant et alors la légalité
prime sur l'égalité.
- Les mesures prises pour rétablir une situation conforme au droit.
En cas de construction illégale, par exemple, comment ordonner
la destruction ? La proportionnalité doit s'appliquer. Si on aboutit
à une disproportion, on doit tolérer l'illégalité, c'est une dérogation
à la légalité.
Les rapports entre les principes : Ils peuvent converger
ou bien s'opposer. De cas, en cas il faut choisir celui qui a
le privilège. Quelques exemples d'opposition :
- Quand il y a une sanction disciplinaire contre l'excès de vitesse
d'un fonctionnaire. Il n'y a pas d'intérêt public à la sanction
s'il ne doit pas montrer l'exemple (opposition à la proportionnalité).
- Les tarifs en matière de retrait de permis, la proportionnalité
prévoit de ne pas punir plus que ce que mérite la faute et il
faut tenir compte de l'égalité.
- L'intérêt public à la connaissance de l'état de santé de quelqu'un
qui a une maladie contagieuse et la proportionnalité qui s'oppose
à une atteinte à la vie privée, à l'intégrité corporelle, en cas
d'obligation d'examen.
- L'intérêt économique et la protection de l'environnement.
- La bonne foi et l'égalité.
- La bonne foi et l'intérêt public.

Droit Administratif
: objet du cours
L'administration
Schéma
classique de l'activité de l'administration
Les
sources du droit administratif
L'interprétation
La séparation
des pouvoirs classique
Le principe
de légalité
Légalité
et autres principes constitutionnels
L'activité
de l'Etat
La juridiction
administrative genevoise
La
position des décisions par rapport aux autres actes
Le
contentieux de droit administratif
Les
procédures non contentieuses
La procédure
administrative
Les
décisions complexes
La validité
des décisions
La
modification de la décision
Les
concessions
L'aménagement
du territoire
La garantie de propriété
Expropriation
formelle et expropriation matérielle

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