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La modification de la décision :
- La question de la stabilité de la décision versus la mutabilité
de la norme. Les normes peuvent être changées à volonté par le
législateur. La décision doit avoir une stabilité plus grande,
pour que les administrés sachent à quoi s'en tenir. C'est aussi
à l'avantage de l'administration pour que ses décisions restent
en vigueur.
- Le principe de la validité continue des décisions. La validité
s'inscrit dans le contexte du droit public, suivant un intérêt
public qui doit être le plus poursuivi. Une décision valable peut
devenir invalide et on a un conflit entre l'intérêt public et
la sécurité du droit.
- Pour satisfaire un besoin de vérification et la stabilité des
décisions, on a prévu des procédures (contentieux de droit administratif)
qui servent au contrôle de la validité de la décision. Avant la
fin du délai de recours, la stabilité d'une décision est moindre.
Après son entrée en force, la stabilité est plus grande. Pour
chaque phase de la vie d'une décision, on a des procédures différentes
pour la modifier.
- L'incertitude terminologique renforce la complexité, surtout
pour la modification de décisions :
> La révocation : C'est logiquement, toute modification de
décision (totale ou partielle), mais le terme n'est jamais employé
lorsque la décision est modifiée sur recours et quasiment jamais
sur réclamation. Une révocation avant l'entrée en force de la
décision répond à des conditions plus souples qu'après.
> Le retrait : La différence avec la révocation est difficile
à faire. On l'emploie parfois pour une modification avant l'entrée
en force de la décision. Dans d'autres cas, on l'emploie pour
la modification d'une décision viciée dès son origine.
Il faut distinguer l'aspect procédural (demande de reconsidération
de décision) du fond (résultat éventuel de l'examen). La recevabilité
de la révision n'est pas le résultat de la révision. En pratique,
on confond la demande, le réexamen et le résultat (c'est la même
chose pour la reconsidération). Il faut se référer au contexte
pour voir dans quelle opération on est. Il ne faut pas confondre
les processus :
- L'autorité peut avoir l'obligation d'entrer en matière (fait
nouveau) mais cela ne veut pas dire que la décision sera forcément
modifiée.
- Le Conseil d'Etat classe un immeuble et le propriétaire est
mécontent, à cause des coûts importants que cela entraîne. Le
principe de proportionnalité est violé, selon lui. L'instance
de recours confirme la décision de 1e instance. Après plusieurs
années, il y a une modification notable des circonstances (situation
financière du propriétaire) mais cela ne veut pas dire que le
classement sera levé.

Droit Administratif
: objet du cours
L'administration
Schéma
classique de l'activité de l'administration
Les
sources du droit administratif
L'interprétation
La séparation
des pouvoirs classique
Le principe
de légalité
Légalité
et autres principes constitutionnels
L'activité
de l'Etat
La juridiction
administrative genevoise
La
position des décisions par rapport aux autres actes
Le
contentieux de droit administratif
Les
procédures non contentieuses
La procédure
administrative
Les
décisions complexes
La validité
des décisions
La
modification de la décision
Les
concessions
L'aménagement
du territoire
La garantie de propriété
Expropriation
formelle et expropriation matérielle

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