| | La
procédure administrative :
Il faut une décision pour appliquer les règles
de procédure administrative. On a un minimum dans la Constitution, ensuite on
a des lois (LPA, PA...) et des dispositions spéciales de procédure. Il faut commencer
par regarder les règles spéciales dans les législations spécifiques. S'il n'y
en a pas, on regarde les lois générales et s'il n'y en a toujours pas, on regarde
subsidiairement les principes constitutionnels. Si une disposition générale est
contraire à la Constitution, c'est la Constitution qui s'applique, sauf s'il s'agit
d'une loi fédérale.
Le formalisme et la souplesse du droit
administratif : Le droit administratif est tiraillé entre ces deux pôles.
L'art. 6 CEDH s'applique plutôt à la procédure contentieuse mais il déteint sur
la procédure non contentieuse. Et pousse à la formalisation. La jurisprudence
du Tribunal fédéral pousse aussi à la formalisation (surtout pour les récusations).
Dans les lois spéciales, on crée des procédures particulières, on bétonne en quelque
sorte la procédure, c'est une autre forme de formalisation. A Genève, il y a une
tendance des administrés à être aidés d'avocats qui tirent toutes les ficelles,
cela entraîne une formalisation.
Dans la procédure pénale, les intérêts
sont tels que le formalisme est nécessaire. Pour la procédure civile, il y a la
maxime de disposition. Dans la procédure administrative, l'Etat doit pouvoir travailler,
on a besoin de souplesse. Cela permet aussi aux administrés de se débrouiller
seuls (sinon on risque une sélection par l'argent).
Les conséquences
sont : - Pour la formalisation : Lorsqu'il y a un vice de procédure, cela
peut constituer un motif d'annulation, sans se préoccuper du résultat au fond.
- Pour la souplesse : Le droit d'être entendu, en pratique doit s'exercer
sur tous les éléments retenus pour fonder la décision, l'administration ne doit
pas pour autant porter des oeillères. Pour la récusation, il y a une tendance
à demander systématiquement la récusation et il y a des abus. Le citoyen n'a pas
un droit à être traité de manière " apolitique " par les autorités de 1e instance.
On ne peut pas appliquer la loi à la lettre dans toutes les circonstances, quand
il n'y a pas d'intérêt digne de protection (formalisme excessif).
La réparation
d'un vice formel intervient quand il y a eu un vice de procédure et ensuite, avant
l'examen du bien-fondé, on donne à la partie la possibilité de faire ce qu'on
lui a enlevé. La conséquence d'une notification irrégulière est qu'on applique
la proportionnalité : elle ne doit pas entraîner de préjudice pour les parties.
La violation du droit d'être entendu peut être réparée si l'autorité de
recours a le même pouvoir d'examen que la 1e instance. Ce n'est pas possible si
la 1e instance a des qualités particulières.
1. L'autorité de recours a-t-elle le même pouvoir
d'examen ? Si oui, on passe à la question suivante.
2. L'autorité inférieur était-elle de nature particulière qui
empêche l'autorité supérieure de réparer ? Si oui, il n'y a pas
de réparation.
Si on répond non à la 1e question, il faut faire attention :
- Il est possible que l'autorité inférieure n'ait pas pu juger
en opportunité (pas de liberté d'appréciation) et l'autorité supérieur
peut avoir le même pouvoir d'examen.
Il faut se demander à propos de quoi le droit d'être entendu a
été violé. Si c'est une question de droit, l'autorité de recours
a le même pouvoir que la 1e instance. S'il s'agit de l'établissement
des faits, la réparation est possible sauf s'il y a opportunité.
- Il faut se demander sur quoi porte la contestation.
- Il faut une modification notable des faits.
La complexité des procédures entraîne un besoin de coordination
et de souplesse.

Droit Administratif
: objet du cours
L'administration
Schéma
classique de l'activité de l'administration
Les
sources du droit administratif
L'interprétation
La séparation
des pouvoirs classique
Le principe
de légalité
Légalité
et autres principes constitutionnels
L'activité
de l'Etat
La juridiction
administrative genevoise
La
position des décisions par rapport aux autres actes
Le
contentieux de droit administratif
Les
procédures non contentieuses
La
procédure administrative
Les
décisions complexes
La validité
des décisions
La
modification de la décision
Les
concessions
L'aménagement
du territoire
La garantie de propriété
Expropriation
formelle et expropriation matérielle

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