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La séparation des pouvoirs classique
Législatif (fait le droit) - Exécutif (applique
le droit) - Judiciaire (dit le droit)
Le fonctionnement de ce modèle repose sur 2 pilier :
- La séparation entre la création (législateur) et l'application
(exécutif et judiciaire) du droit.
- Le contrôle budgétaire qui est une légitimation formelle de
l'activité étatique.
Ce modèle est mis en cause par :
- Des phénomènes juridiques. Il y a l'impossibilité du parlement
de légiférer dans tous les domaines, l'exécutif crée donc une
large partie du droit. La densité normative se fait rare, on a
des principes, des pesée d'intérêts, des notions juridiques indéterminées...
Plus la norme est légère, plus la séparation entre création et
application du droit est floue. L'évolution du rôle du juge joue
aussi un rôle : le juge administratif appartient au pouvoir judiciaire
mais est dans le pouvoir administratif. Le juge administratif
est chargé de l'application de la loi, il participe à la mise
en œuvre d'une politique publique. Sa position est difficile,
la présence de normes floues entraîne le risque d'un gouvernement
des juges.
- Des phénomènes politiques et sociologiques. Dans la création
des normes, c'est l'administration qui, en pratique, les préparent,
au lieu du législateur. Le contrôle budgétaire classique ne fonctionne
plus, il faut des contrôles nouveaux sur l'activité administrative.
On doit de plus en plus se mettre d'accord entre les autorités
territoriales, l'exécutif négocie et le législateur donne son
accord, c'est tout. Dans l'application du droit, le contrôle pose
problème. La légitimation de l'action étatique vient de plus en
plus de son efficacité, plutôt que de sa forme.
Il y a un croisement de but entre différents droits. Les intérêts
privés et publics se croisent par exemple en droit administratif.
Il y a des politiques publiques fondées sur des actions multimodes.
Exemple : dans la politique de la concurrence, on assure une concurrence
loyale (intérêt public) et un intérêt personnel.
Il y a des interactions entre les autorités. La violation du secret
médical, par exemple, est une infraction pénale mais n'est pas
punissable si l'administration en a délier la personne. On peut
aussi citer l'art. 292 CP qui érige en infraction pénale, la violation
d'une décision administrative. On a aussi les compétences parallèles,
les décisions préjudicielles et les contrôles préjudiciels.

Droit Administratif
: objet du cours
L'administration
Schéma
classique de l'activité de l'administration
Les
sources du droit administratif
L'interprétation
La
séparation des pouvoirs classique
Le principe
de légalité
Légalité
et autres principes constitutionnels
L'activité
de l'Etat
La juridiction
administrative genevoise
La
position des décisions par rapport aux autres actes
Le
contentieux de droit administratif
Les
procédures non contentieuses
La procédure
administrative
Les
décisions complexes
La validité
des décisions
La
modification de la décision
Les
concessions
L'aménagement
du territoire
La garantie de propriété
Expropriation
formelle et expropriation matérielle

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