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La validité des décisions en droit administratif :
- Il ne faut pas confondre la question de la validité (conformité
au droit) et les conséquences d'une irrégularité.
- Il faut distinguer la validité formelle (respect des règles
sur le processus de décision) et la validité matérielle (concerne
le contenu, surtout le dispositif). Il peut y avoir des influences
de l'une sur l'autre. Exemple : une mauvaise instruction peut
entraîner un mauvais dispositif.
- Il faut encore distinguer :
> L'inopposabilité : C'est l'état d'une décision dont on ne
se pose pas la question de la validité mais dont les effets sont
paralysés. Exemple : un ordre dont on n'est pas au courant.
> L'annulabilité : La décision est affectée d'un vice mais
il ne détruit pas ou ne paralyse pas la décision. Il faut une
intervention de l'autorité.
> La nullité : La décision est affectée d'un vice tel que la
décision est inexistante.
La validité :
Dans la phase du recours, le pouvoir de l'autorité peut être limité.
Après l'entrée en force :
- Il peut y avoir un vice tel que la nullité peut être constatée
après l'entrée en force.
- L'autorité peut, d'office ou à bien plaire, révoquer sa décision,
parce que la décision est viciée.
- Une modification des circonstances ou du droit peut faire que
la décision ne tient plus.
La validité formelle : Elle concerne la compétence, les
règles de procédures, les règles de notification (sert à rendre
opposables les droits et obligations et permettre l'exercice des
moyens de droit contre la décision). C'est un comportement de
l'autorité qui entraîne une violation.
La validité matérielle : Elle concerne :
- La constatation exacte des faits.
- Le respect du droit :
1. La légalité :
A. La base légale :
a. Existe-t-elle ?
b. Est-elle valable (ex : respect des principes constitutionnels)
?
B. L'application de la base légale :
a. Interprétation, dans la latitude de jugement (l'autorité a-t-elle
donné un sens correct).
b. Qualification correcte des faits.
c. Syllogisme.
Avec une décision de sanction, on fait deux fois ce raisonnement
: pour l'incrimination (une base légale la prévoit-elle et est-elle
bien interprétée ?) et pour la sanction (une base légale la prévoit-elle
et est-elle bien appliquée ?).
L'opportunité : L'erreur d'opportunité est une erreur
politique. Il n'est question d'opportunité que lorsqu'il y a une
liberté d'appréciation, c'est un choix strictement politique.
La solution qui n'est pas opportune est mauvaise mais la décision
n'est pas illégale. La loi peut donner 3 choix mais après l'application
des principes constitutionnels (ex : la proportionnalité), il
peut n'en rester qu'un et, en fait, il n'y a pas de choix. L'étendue
du champ de la liberté d'appréciation dépend de l'application
des principes constitutionnels.
Un vice peut ne pas avoir de conséquence :
- Une voie de recours n'est pas indiquée mais l'administré sait
où s'adresser.
- Un vice est réparé.
- Une vie matériel affecte le dispositif mais une autre solution
est possible et arrive au même résultat.
Il faut relever que la nullité est exceptionnelle. Il n'arrive
quasiment jamais que pour un vice matériel, il y ait nullité (il
y a alors arbitraire et le recours de droit public est ouvert).
Pour un vice formel, il faut que ce vice soit gravissime et réponde
à des conditions pour qu'il y ait nullité.
- Un modèle différent est celui de l'indépendance des polices
(France), chacune des requêtes suit son cours. Cela implique qu'un
autorité a un droit de veto, il y a un pouvoir plus grand plus
l'autorité.
- Une autre solution est la concentration. Toutes les demandes
vont à la même autorité qui rend une décision unique. C'est le
projet qui est entré en vigueur en Suisse le 1er janvier 2000
pour la protection de l'environnement (loi qui vise une simplification
des procédures).

Droit Administratif
: objet du cours
L'administration
Schéma
classique de l'activité de l'administration
Les
sources du droit administratif
L'interprétation
La séparation
des pouvoirs classique
Le principe
de légalité
Légalité
et autres principes constitutionnels
L'activité
de l'Etat
La juridiction
administrative genevoise
La
position des décisions par rapport aux autres actes
Le
contentieux de droit administratif
Les
procédures non contentieuses
La procédure
administrative
Les
décisions complexes
La validité
des décisions
La
modification de la décision
Les
concessions
L'aménagement
du territoire
La garantie de propriété
Expropriation
formelle et expropriation matérielle

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